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  • : Sur la rive... un blog en marge du cours de philosophie. Prendre le temps d'aborder différemment ce qui est vu en classe.
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Ce n'est pas sérieux...

Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 19:19
 
Jean-Paul Sartre est notamment célèbre pour avoir refusé bon nombre de récompenses prestigieuses : la Légion d’honneur (1946), le Collège de France (1946), le prix Nobel (1964).
Il faut dire qu’il avait eu auparavant une mauvaise expérience : croyant qu’il allait recevoir le prix Renaudot pour La Nausée (1938), il enregistra sur Radio-Luxembourg (c’est-à-dire la future RTL) un message exprimant sa satisfaction. Mais le prix fut remis le lendemain à Pierre-Jean Launay, pour Léonie la bienheureuse...
 
Il arrivera une mésaventure analogue à Simone de Beauvoir, sa compagne, à ceci près que ce ne fut pas par un enregistrement radio qu’elle anticipa le prix qu’elle croyait recevoir (le prix Goncourt, en 1943), mais par l’achat d’une robe neuve...
Elle l’obtiendra toutefois plus tard, en 1954 (avec Les Mandarins), mais la robe sera remplacée par l’achat d’un duplex !
 
(Source : Denis Boissier, Dictionnaire des anecdotes littéraires, Paris, Éditions du Rocher, 1995)
 
Par Sébastien Mallet - Publié dans : Ce n'est pas sérieux...
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Mercredi 27 septembre 2006 3 27 /09 /2006 18:58
 
[Les TL sortant de cinq heures de philosophie aujourd’hui, je me contenterai d’une nouvelle anecdote... Que les autres ne se sentent pas exclus, leur tour viendra bien assez vite.]
 
Le jeune Descartes ne répugnait pas à mettre la main à l’épée, puisque son célèbre biographe, Adrien Baillet, rapporte que le philosophe eut un jour l’occasion de se battre en duel pour une femme :
Il s’agissait de « (...) Mme de Rosai, qu’il rechercha dans le temps que ses parents songeaient à le marier, et qu’il disputa, même l’épée à la main, contre un rival, dans une rencontre qu’il eut sur le chemin de Paris à Orléans. »
Adrien Baillet, Vie de Monsieur Descartes, VIII
(Paris, Éditions de la Table Ronde, 1946, 1992, p. 291)
 
La scène semble pleine de panache, et notre philosophe tranche avec l’image habituelle de l’érudit enfermé dans sa bibliothèque. On n’est pas loin d’en faire un nouveau d’Artagnan...
Malheureusement, l’histoire ne s’arrête pas là :
 
« Mais cette dame ne fit point de difficulté d’avouer dans la suite que la philosophie avait plus de charmes qu’elle pour M. Descartes ; et qu’encore qu’elle ne lui parût pas laide, il lui avait dit pour toute galanterie qu’il ne trouvait point de beauté comparable à celle de la vérité » (Ibid.)
 
Sa franchise (qui est aussi une forme d’amour de la vérité) fut donc inversement proportionnelle à sa galanterie ;-)
 
Par Sébastien Mallet - Publié dans : Ce n'est pas sérieux...
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Mercredi 11 octobre 2006 3 11 /10 /2006 17:13
 
Voici les restes de Leibniz après le passage des TL... ;-)
 
 
 
J’espère qu'au moins le cours aura bien été digéré.
 
Par Sébastien Mallet - Publié dans : Ce n'est pas sérieux...
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /2006 08:16
Lorsque vous n’êtes pas en train de prendre le cours en notes, il arrive que certains parmi vous n’aient pas encore de crampes à la main et fassent de petits dessins dans la marge.
Très souvent, il ne s’agit que de formes indéterminées, plus ou moins schématiques, comme celles que l’on trace pour s’occuper au téléphone.
D’ailleurs, il serait difficile de se lancer dans une grande œuvre, puisque je ne vous laisse pas longtemps inactifs... ;-)
 
Toutefois, il n’est pas rare que ces dessins soient intéressants et qu’ils aient même, ô surprise !, un (vague) rapport avec le cours.
 
C’est en se souvenant des dessins qu’il gribouillait en cours de philosophie que Joann Sfar a décidé d’illustrer Le Banquet de Platon en marge du texte.
 

 
Ses dessins, parfois crus et à la limite de la décence (reste à savoir de quel côté de la limite...), sont des « couillonnades », selon l’auteur lui-même (Joann Sfar, pas Platon ;-))
 
Il n’en reste pas moins qu’ils sont souvent très amusants, et changent le regard que plusieurs élèves pourraient porter sur une œuvre si classique.
Je ne suis pas partisan d’une politique de « dépoussiérage » des œuvres ; elles doivent se savourer en elles-mêmes (et ce n’est pas en rajoutant du Coca dans un vieux vin qu’on le rendra buvable). Mais cette démarche qui laisse le texte intact en jouant sur le contraste des dessins irrévérencieux dans la marge m’a bien plu.
 
Et, vous le verrez si vous consultez l’ouvrage, certains dessins ne manquent pas de pertinence :-)
 
Par Sébastien Mallet - Publié dans : Ce n'est pas sérieux...
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